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Netrebko, Villazon, Domingo / The Berlin Concert
Diapason from February 2007
Format : 1 DVD Vidéo

Label : DG
Catalog No. : DG0734302
EAN : 0044007343029

Release Date : 04/12/2006

Genre : Classical
Giuseppe Verdi (1813-1901)
Nabucco

Francesco Cilèa (1866-1950)
L'Arlesiana

Giacomo Puccini (1858-1924)
Gianni Schicchi

Jules Massenet (1842-1912)
Le mage

Giuseppe Verdi (1813-1901)
Otello

Georges Bizet (1838-1875)
Carmen
Les pecheurs de perles

Gioacchino Rossini (1792-1868)
Semiramide

María Grever (1885-1951)
Jurame

Franz Lehár (1870-1948)
Giuditta

Ernesto de Curtis (1875-1937)
Non ti scordar di me

Giacomo Puccini (1858-1924)
La Bohème

Pietro Mascagni (1863-1945)
Cavalleria Rusticana

Furio Rendine
Vurria

Leonard Bernstein (1918-1990)
West Side Story

Gioacchino Rossini (1792-1868)
Les Soirées musicales

Pablo Sorozabal (1897-1988)
La tabernera del puerto

Giuseppe Verdi (1813-1901)
La traviata

Anna Netrebko (soprano)
Placido Domingo (ténor)
Rolando Villazón (ténor)

Orchestre de l'Opéra Allemand de Berlin

Marco Armiliato

Les Trois ténors sont morts, vivent les deux ténors et la soprano! Depuis un mémorable concert à Rome en 1990 donné peu de temps avant la finale de la coupe du monde de Football, les trois plus célèbres ténors avaient l’habitude de se retrouver pour fêter cet événement, mais le temps passant, seul Placido Domingo continue à mener une carrière internationale digne de sa réputation. C’est pourquoi il a fait appel à celui que tout le monde présente comme son successeur, à savoir le ténor mexicain Rolando Villazon et qui dit Rolando Villazon, dit Anna Netrebko, la surmédiatisée soprano. Le temps semble avoir oublié Placido Domingo qui, à plus de 65 ans, continue à donner des prestations incroyables: la voix, certes, n’est plus aussi facile qu’autrefois et il compense cette petite baisse par une intensité dramatique encore plus forte. Il ouvre le concert avec le Lamento de Federico de L’Arlesiana qui le met quelque peu mal à l’aise sur le plan vocal et il aurait mieux fait de laisser cet air à Rolando Villazon qui y est insurpassable. La voix a donc besoin de quelques minutes pour se chauffer et le chanteur espagnol offre ensuite une prestation exceptionnelle. Il donne un air italien tiré de son dernier disque “Italia ti amo”, Vurria de Rendine, auquel il apporte une grande force expressive: les différents “vurria” qui concluent le morceau sont intenses et viennent conclure un air interprété avec engagement. En guise de bis, il reprend le fameux “No puede ser”: la petite gêne vocale qu’il rencontre rend son interprétation encore plus poignante notamment sur le “querer” dans la première partie qu’il chante avec des tremolos dans la voix. Il utilise tout le charme et la chaleur de son instrument et de ses notes graves pour “los ojos” et pour le dernier “que tiemblen por mi” à peine murmuré: sa voix se confond avec l’orchestre. Avec un aplomb confondant, il tient très longtemps les dernières notes sur “se vivir”. Il se joint à Anna Netrebko pour le duo Otello-Desdemona “Gia nella notte” et prouve qu’il demeure encore un Maure plus que crédible. Il s’y montre presque vulnérable, apeuré et surtout il est entièrement pris par la musique. Rolando Villazon et Placido Domingo se réunissent pour une chanson italienne “Non ti scordar di me” et le contraste est assez parlant: les deux chanteurs n’ont absolument pas la même esthétique, car si le ténor espagnol chante tout en douceur, tout en finesse, le ténor mexicain est plus engagé, plus ardent et semble contenir une certaine violence. Il n'en est pas de même dans le duo “Au fond du temple saint” extrait des Pêcheurs de perles: Placido Domingo, chantant la partie barytonnante de Zurga, est impulsif alors que Rolando Villazon effleure les notes, les distille avec délicatesse. Anna Netrebko commence sa partie avec le fameux “O mio babbino caro” de Gianni Schicchi qu’elle interprète avec trop d’arrogance. Elle ne sait se faire ni charmeuse ni désespérée car les notes sont trop franches, trop brutales sauf, peut-être, sur la descente du dernier “vorrei morir” et sur la tenue exagérée de “pietà”. Alors que le répertoire de soprano comporte de multiples airs intéressants, Anna Netrebko préfère chanter “Meine Lippen, sie küssen so heiß” de Giuditta: elle susurre cet air pour lui apporter toute la sensualité nécessaire, mais elle ne peut éviter de tomber dans une certaine vulgarité. En bis, elle chante la valse de Musetta avec un mauvais goût évident: pourquoi en faire autant? Elle résume Musetta à une petite arriviste sans prendre conscience que la jeune femme joue sa vie et son amour. Où sont passées la séduction et la douceur enchanteresse? Mais quels aigus!!… Anna Netrebko interprète un duo d’Otello avec Placido Domingo et se montre très convaincante dans le rôle de Desdémone. Elle évite d’en “faire trop” et se limite à servir la musique de Verdi: sa voix assez lourde lui permet d’apporter une consistance au personnage et de ne pas tomber dans l'écueil de brosser le portrait d’une jeune fille naïve et innocente: le “Te ne rammenti” est d’une pureté cristalline. Anna Netrebko possède des qualités essentielles qui pourraient faire d’elle une soprano exceptionnelle, mais ces qualités sont malheureusement entachés par des problèmes fondamentaux. En effet, ses aigus sont lumineux, brillants, sonores mais son medium est parfois assez laid et de nombreuses notes sont à la limite de la justesse. Elle est une actrice incroyable mais se laisse aller à des facilités et à des attitudes aguicheuses qui gâchent son jeu. Enfin, elle devrait être davantage attentive à la prononciation: on ne comprend pas un traître mot que ce soit en français, en italien, en allemand… L’opéra français va décidément très bien à Rolando Villazon comme en témoigne le duo des Pêcheurs de perles : il chante avec un immense raffinement les premières phrases. sa voix est très différente quand il chante de l’italien ou du français: elle est davantage remplie d’harmoniques et de couleurs dans le répertoire français. Pour preuve l’extrait du Mage de Massenet “Ah! Parais!”: ses graves sont particulièrement mis en valeur sur la phrase “cachant ton front gracieux”. Rolando Villazon rend ensuite hommage à sa langue avec Jurame de Maria Grever qu’il interprète avec la force qui le caractérise: il propose un chant très tendu puis explose dans les divers “Jurame”. En bis, le ténor mexicain enflamme le public avec La Danza de Rossini qu’il chante sur un tempo effréné avec une assurance et une habileté exceptionnelles: il utilise mille couleurs pour nuancer son chant. Un très grand moment! Anna Netrebko et Rolando Villazon sont présentés par la presse internationale comme le nouveau couple de rêve de l’opéra et ils déclenchent des ovations sans fin dans tous les théâtres où ils se produisent. Et c’est vrai qu’un courant assez magique passe entre eux. Ils se retrouvent pour le duo de La Bohème “O soave fanciulla”. Rolando Villazon est toujours aussi bouillant, même s’il fait progressivement monter la pression jusqu’au mot “sognar”. Anna Netrebko est plus réservée, elle se laisse séduire et il est à parier qu’elle sera une meilleure Mimi que Musetta. Clin d’œil à la comédie musicale avec le fameux “Tonight” de West Side Story dans lequel les deux chanteurs sont réellement touchants: ils montrent parfaitement la naïveté des personnages et leur amour naissant et passionné.

Les trois chanteurs se retrouvent pour l’inévitable Brindisi de La Traviata Violetta ayant deux Alfredo à ses pieds. Ils se passent mutuellement la partie d’Alfredo mais sans qu’il y ait le même humour que dans les concerts des trois ténors: Alfredo Villazon est toujours aussi délicat alors qu'Alfredo Domingo est un peu en retrait. Anna Netrebko revêt le costume de Violetta, immortalisée à Salzbourg en 2005, et l'on retrouve les mêmes défaillances techniques: notes rapides imprécises… Pour conclure le concert, ils reprennent à trois “Dein ist mein ganzes Herz” dans une scène de séduction où même Anna Netrebko ne se sent pas très à l’aise. Le concert est entrecoupé de quelques passages orchestraux qui confirment que Marco Armiliato est vraiment un grand chef dans le répertoire lyrique. Il fait débuter le concert avec l’ouverture de Nabucco qu’il interprète avec nuance et subtilité. Le Prélude de Carmen est magnifique car il adopte un tempo assez lent, ce qui permet à tous les thèmes se développer puis de s’imbriquer les uns dans les autres, le tout sur un crescendo général. L’Intermezzo de Cavalleria rusticana est dirigé avec autant de sensibilité et d’émotion: le lyrisme se dégage de chaque note, parfois développée, parfois retenue. Ceci exposé, avons-nous pour autant un concert exceptionnel? Certains passages deviendront de vraies scènes d’anthologie (la Danza, no puede ser…) mais l’ensemble laisse finalement un peu froid. L’ambiance aurait pu être plus survoltée si les chanteurs avaient davantage joué ensemble: le répertoire lyrique ne manque pas de duos, de trios…

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